Vendredi 22 mai 2026   |   Maroc,

Regards sur Oujda au Maroc, ville méconnue de mon enfance

Soumia Ouchane

Il y a des moments où le destin nous joue des tours magiques, étrangement bienveillants. C’est la pensée que j’ai eue quand, lors d’un récent voyage à Oujda, j’ai croisé par hasard Badreddine Filali Baba, ami de la famille, ancien dirigeant de la cimenterie Holcim d’Oujda et un grand amoureux de la ville. Cette rencontre allait devenir le point de départ d’une redécouverte insoupçonnée de ma ville natale.

Surtout que, quand on revient là où l’on est né après une longue absence, on ne voit pas toujours les choses de la même façon et c’est cette fébrilité qui était à saisir.

Oujda, ma ville d’enfance, était pour moi un lieu familier, presque anonyme, jusqu’à ce que je la redécouvre comme une touriste. Depuis, je ne cesse de réaliser comment cette ville, pourtant pleine de potentiel, reste trop ignorée par ceux qui passent à côté sans même y penser.

Cette rencontre allait transformer mon séjour en une visite de redécouverte de ma ville natale, celle que j’avais quittée en 2005, à l’âge de 20 ans. «Je serai ton guide pour la journée», me propose Badreddine, avec un sourire chaleureux. Comment refuser cette invitation à explorer ma propre ville à travers les yeux d’un passionné? Cette proposition tombait au bon moment, celui de mon besoin de renouer avec mes racines, de comprendre cette ville que j’avais quittée peut-être trop tôt pour vraiment l’apprécier.

Mille ans d’histoire d’Oujda

Oujda occupe une position géographique stratégique, située à seulement 15 kilomètres de la frontière algérienne et à environ 60 kilomètres de la Méditerranée, tout en étant aux portes du désert.

Fondée au 10e siècle par Ziri Ibn Attia, célèbre chef amazigh de la dynastie Zénète, Oujda voit le jour autour de la source de Sidi Yahia, lovée au pied des montagnes des Béni-Snassen. Ce choix permettait non seulement d’accéder à une ressource précieuse en eau, mais aussi de disposer d’un refuge naturel en cas de menaces ou d’attaques.

L’histoire d’Oujda, vieille de plus de mille ans, a traversé 4 grandes périodes qui ont sculpté son visage actuel. Tout commence en 994, lorsque la ville émerge de la poussière des plaines. Puis vient l’âge d’or des Mérinides, entre le 13e et le 14e siècle, une époque où la cité rayonne par ses savoirs, et se pare d’importants édifices éducatifs et religieux. L’ère moderne, de 1907 à 1956, est marquée par la colonisation et la résistance obstinée des enfants du pays.  

Dans la médina

Les traces de ce riche passé sont encore visibles aujourd’hui, particulièrement dans la médina d’Oujda. «Les Mérinides avaient la même signature architecturale. Leurs complexes comportaient toujours une grande mosquée, une Zaouia (sanctuaire), une Medersa (école coranique) et un Hammam (bain public)» m’informe Badreddine, alors que nous visitons la médina d’Oujda, à commencer par la mosquée Al-Jamaa-Al-Kabir à laquelle sont adossées les Trois Fontaines, une Medersa toujours en activité et un hammam, connu localement sous le nom de Hammam El Bali, le vieux hammam.

 Notre périple s’est poursuivi dans le dédale de la médina, avec ses imposants portails: Bab Lgherbi, Bab Sidi Abdelouahhab, Bab Lekhmiss, Bab Ahl Jaml. et ses remparts épais de 4 mètres en moyenne, et qui ont jadis protégé la ville des envahisseurs. Le tout abrite aujourd’hui de nombreux quartiers résidentiels et échoppes incrustées dans un labyrinthe de ruelles.

Oujda, cité indomptable

En 1907, Oujda se retrouve au centre d’un moment crucial de l’histoire du Maroc: elle devient la première ville à être occupée par les Français qui y entament un projet ambitieux. En effet, dès 1910, un premier tronçon de chemin de fer est installé, reliant Oujda à Maghnia, en Algérie.

Ce réseau s’élargit peu à peu, atteignant Fès, puis Bouarfa et ses mines. Ce projet ferroviaire, qui devait finir par relier le Maroc au Niger, marquait le début d’une ambition plus grande de la part du protectorat français: celle de faire d’Oujda une plaque de distribution de nombreuses richesses, et d’implanter encore plus profondément le domaine colonial français en Afrique du Nord.

À côté de cette histoire coloniale, il est important de noter que c’est également d’Oujda que se sont embrasées les premières étincelles de la résistance. Le 16 août 1953, plusieurs résistants nationalistes Oujdis lancent des attaques visant des points clés de l’administration du protectorat, dont ce fameux chemin de fer. Un acte héroïque qui vite se propagera dans d’autres villes marocaines, et que l’on commémore encore aujourd’hui, avec le musée de la résistance qui garde vivante la mémoire de ces évènements.

C’est exactement dans ce musée que les récits de ma mère et de mes oncles ont resurgi avec force. Mon grand-père maternel, Slimane Slami, était de ces hommes qui ont écrit l’histoire de la résistance oujdie avec leur sang et leur courage. Les murs de la maison familiale, celle où ma mère a grandi, ont assisté à tant de violence, les forces françaises la défonçant régulièrement à la recherche de mon grand-père, ce rebelle qui refusait de plier.

Son exil forcé à Tendrara, minuscule communauté isolée en plein désert, reste une cicatrice dans notre histoire familiale, que ma mère et ma grand-mère se rappellent encore. Malgré les emprisonnements et les tortures, il n’a jamais cessé de résister. Une bravoure que je comprends mieux aujourd’hui; elle fait partie de l’ADN même de notre ville.

N’oublions pas que c’est depuis Oujda, que le 16 août 1953, les résistants oujdis ont lancé les premières attaques contre l’administration du protectorat, un évènement qui embrasa les flammes de l’indépendance et de la rébellion dans tout le Maroc jusqu’à mener le pays, et même l’Algérie, plus tard, vers l’indépendance.

Cité pionnière de l’éducation

En quittant le musée, Badreddine me conduit vers un vieux bâtiment face à Dar El Makhzen (l’ancien bâtiment d’État-major qui abrite le musée de la Résistance): l’école Sidi Ziane, la plus ancienne du Royaume. Fondée après l’annexion d’Oujda en 1907, cette école centenaire porte en elle une part essentielle de l’histoire de la ville et du pays. Notre visite impromptue n’a pas été aussi simple que prévu: bien que le gardien nous ait accueillis avec bienveillance, le directeur, d’un ton ferme, nous a rappelé que les visites doivent être autorisées à l’avance et nous a invités à partir au plus vite.

Cet incident mis à part, j’ai pu ressentir l’atmosphère chargée d’histoire de cette école, qui a vu défiler des personnalités marquantes du Maroc et de la région: Ahmed Osman, futur Premier ministre, Abdelaziz Bouteflika, qui deviendra président de l’Algérie, ainsi que des figures locales influentes comme Aziz Blale et Allal Sinacer.

À l’origine, école d’enseignement technique où l’on apprenait la menuiserie, le jardinage et la cordonnerie, elle s’est transformée en lycée en 1940, avant de devenir une école de formation des instituteurs en 1952, pour enfin se consacrer à l’enseignement primaire. Elle servait aussi de cantine pour les élèves les plus démunis de la ville.

Un fascinant mélange de cultures

Après l’animation des rues commerçantes de la médina d’Oujda, nous nous dirigeons vers une nouvelle étape de cette agréable visite guidée, toujours accompagnée de Badreddine et de son épouse, Mina, native de la région.

Direction, le Théâtre Mohamed VI. En poussant les portes, j’ai été enveloppée par l’atmosphère feutrée et grandiose de l’établissement. Les fauteuils en velours rouge, les dorures délicates, le mélange subtil d’éléments traditionnels et modernes – tout ici respire l’histoire du Maroc et sa culture.

«Regarde bien», me dit Badreddine tout sourire, «ce théâtre est unique; c’est à la fois le plus ancien et le plus récent du pays!», subtilité à saisir sur place puisqu’en effet, cette structure, inaugurée en 2014, a été conçue pour être un joyau architectural contemporain, tout en rendant hommage au patrimoine culturel marocain ancien.

Avec ses 1200 places, il figure parmi les théâtres les plus importants du royaume et joue un rôle central dans le rayonnement culturel de l’Oriental. Concerts, spectacles de danse, pièces de théâtre et conférences internationales s’y succèdent, en plus d’offrir de nombreux ateliers artistiques gratuits. Il n’y avait pas ça dans mon temps!

La visite était jusqu’ici intéressante, agréable et relativement légère. C’était pour moi comme plonger dans les albums familiaux anciens, ou faire une mise à jour d’informations dans lesquelles j’ai baigné enfant, sans forcément trop y porter attention. Mais le clou de la visite n’était pas encore arrivé.

J’écris ces mots et je revis la même émotion qui remonte.

Indescriptible même par des mots

Monsieur Filali Baba nous avait organisé une surprise: un petit groupe de musiciens nous attendait pour un concert privé de Gharnati, guidé par la chanteuse Narimane Bekkioui. Une jeune femme à la voix d’une puissance si douce pour l’oreille et pour le cœur. Les mélodies andalouses ont empli la cour intérieure de cette demeure historique, couronnées par la voix cristalline de Narimane.

J’ai fermé les yeux et j’ai laissé les larmes remonter. Cette musique me rappelle de si doux souvenirs familiaux, quand ces airs flottaient chez nous, ou le piano gharnati «Al Bayane» joué par ma défunte tante ou par mon oncle. Un moment que je n’oublierai jamais.

L’eau, source d’histoire, de guerre et de vie

À 5 kilomètres au sud d’Oujda, la route mène à un des lieux mythiques de la ville: l’oasis de Sidi Yahia Benyounes. C’est ici, autour de cette source vitale, que l’histoire de la ville, y compris celle de ma famille maternelle, a évolué. À cet endroit, le mausolée du saint patron de la ville côtoie une source dont l’eau a façonné la vie des Oujdis pendant des siècles. Bien que l’Oasis soit en ce moment fermée au public, son importance reste intacte.

Mon arrière-grand-père maternel, Hajj Mohamed Hamdi, était intimement lié à ce lieu. Les anciens l’appelaient Kessam-El-Ma, «le distributeur d’eau», une qualification, un rôle et un métier ancien. Chaque matin, bien avant l’aube, il quittait sa maison pour rejoindre la source. Sa mission était cruciale: répartir l’eau entre les familles et les maraîchers selon un système complexe d’attribution qu’il connaissait de mémoire.

«Ton arrière-grand-père connaissait les besoins de chaque parcelle, de chaque famille», me racontent tour à tour ma mère et ma grand-mère. Dans un contexte semi-aride avec très peu de précipitations, Hajj Mohamed Hamdi savait exactement combien de temps il fallait pour irriguer telle terre et tel jardin. «L’après-midi, on retrouvait mon arrière-grand-père à Souk El Ma», le marché de l’eau au cœur de la médina.

Ce marché, aujourd’hui transformé en place publique, était autrefois le centre de la distribution de la précieuse eau en ville, ramenée à dos de mules depuis la source de Sidi Yahya. Des porteurs d’eau venaient y remplir leurs outres pour les revendre ensuite dans les quartiers. Mon arrière-grand-père y supervisait la vente et la distribution, s’assurant que même les familles les plus éloignées de la source puissent avoir accès à l’eau.

Quand les autorités du protectorat français ont voulu moderniser la gestion de l’eau, ils ont d’abord écarté mon arrière-grand-père. «Un jour», me racontait ma mère, «les Français ont décidé de remplacer ton arrière-grand-père par leurs ingénieurs pour gérer la source. Ils pensaient pouvoir faire mieux avec leurs méthodes modernes.

En très peu de temps, tout est parti en vrille. Les maraîchers se disputaient l’eau, personne ne respectait plus les tours d’irrigation et de nombreux conflits éclatèrent. L’administration du protectorat a vite compris son erreur et a dû supplier Kessam-El-Ma de reprendre son poste. Il était le seul à vraiment comprendre comment gérer l’eau de la source». Il fallait comprendre le rythme de la source, les cycles agricoles, les besoins des familles. Un jeu d’enfant pour mon arrière-grand-père qui, tout fier, a rapidement repris son poste.

Le patron des eaux
On raconte tant d’histoires sur Sidi Yahia Benyounes, le saint patron d’Oujda, qu’il est difficile de démêler la légende de l’histoire. Pour les juifs de la région, il serait un Rabbi castillan qui se serait installé à Oujda en 1391, apportant la sagesse des écoles rabbiniques d’Espagne. Les chrétiens, eux, voient en lui Saint John, fils de Jonas et contemporain de Jésus. Les musulmans parlent d’un grand soufi qui aurait consacré sa vie à la prière et à la méditation, passant 80 années dans le jeûne et l’adoration de Dieu.
Ce qui est cependant globalement admis, c’est que Sidi Yahia est probablement le seul saint au Maroc à être vénéré par les fidèles des 3 religions monothéistes. Son lieu de repos lui-même est enveloppé de mystère – pendant longtemps, ses disciples ayant choisi de ne pas construire de monument au-dessus de sa tombe, préférant la garder cachée. Ce n’est que vers la fin des années 1960 qu’un toit fut enfin édifié au-dessus de ce qui est présumé être sa sépulture.
Même aujourd’hui, on ne sait pas exactement où repose le saint. Est-ce sous les trois grands arbres qui ombragent la cour intérieure? Ou peut-être sous l’arbre près de l’ancienne source, celui où les femmes accrochaient des morceaux de tissu pour faire des vœux? Une autre version raconte qu’il aurait lui-même creusé sa tombe et que son corps y aurait été recouvert de terre par la seule volonté divine.

Oujda, ville des secrets bien gardés

Cette journée de visites m’a vraiment redonné envie d’explorer non seulement Oujda, mais aussi ses environs, comme une touriste ayant l’avantage d’avoir des contacts et des repères sur place. Je me suis sentie si privilégiée à la fin de cette journée, que nous avons dû interrompre à un moment donné. Badreddine et son épouse avaient de la route à faire, sinon, nous aurions certainement poursuivi les visites dès le lendemain, et pousser l’aventure jusqu’aux environs d’Oujda.

Car, pour vraiment comprendre Oujda, il faut sortir des remparts et des quartiers modernes, de plus en plus vastes et animés. En prenant la route vers le nord, après une heure de route, on atteint d’abord Saïdia avec sa plage de 14 kilomètres. Cette station balnéaire attire beaucoup de gens, été comme hiver.

En longeant la côte vers l’est, on découvre Cap de l’Eau, qu’on reconnait grâce à ses falaises qui plongent abruptement dans la Méditerranée.

Ensuite, si on remonte la Moulouya depuis son embouchure, sa vallée fertile et verdoyante nous mène jusqu’à Berkane. C’est ici que dans les années 1930, les colons français ont transformé le paysage en introduisant la culture des agrumes. Le sol et le climat se sont révélés particulièrement propices aux clémentiniers, donnant naissance aux célèbres clémentines de Berkane. Sur les coteaux calcaires qui surplombent la ville, les vignobles plantés au début du 20e siècle continuent de produire du vin.

De Berkane, la route sinueuse s’élève vers les montagnes des Beni-Snassen, en direction de Tafoughalt et des gorges de Zegzel. La grotte du Chameau, fouillée par les archéologues, a livré des trésors du Paléolithique moyen: des outils en silex taillé, des ossements d’animaux et des restes de foyers vieux de 82 000 ans.

Plus récemment, la grotte des Pigeons, située dans la même région, a livré un autre secret avec la découverte des traces de la plus ancienne utilisation de plantes médicinales au monde. Autant pour moi, c’est de cette région que viennent toutes les herbes séchées que j’utilise en cuisine!

C’est dans ces mêmes montagnes que se trouve Aïn Sfa, devenu le rendez-vous dominical des familles oujdies. Ici, pas de restaurants touristiques – la tradition veut qu’on mange directement dans les fermettes, où les familles vous servent des œufs beldi, du thé à la menthe et du pain traditionnel, le Matlouâa, fraîchement sorti du four.

À quelques pas des fermes, la mystérieuse grotte El Kaf attire toujours des visiteuses. Cette grotte, accessible par un sentier escarpé, est liée à des croyances anciennes – ma grand-mère me racontait comment les femmes y descendaient avec des bougies, persuadées que ses eaux avaient le pouvoir d’exaucer les vœux de mariage et de fertilité.

Maintenant, en prenant la route vers le sud, le paysage change radicalement. Sur le Djebel Mahsseur, des fouilles archéologiques ont dévoilé des vestiges romains, fruits d’une activité minière vieille de 2 millénaires. Les archéologues y ont découvert des galeries antiques, des fragments de céramique et des pièces de monnaie du 2e siècle après J.-C., preuves que les Romains exploitaient déjà des gisements de plomb et de zinc. Cette tradition minière s’est perpétuée jusqu’au 20e siècle dans le triangle formé par Guenfouda, Boubker et Twissit, où les anciennes voies ferrées tracent encore des lignes rouillées, reliant d’anciens puits d’extraction qui employaient des milliers d’ouvriers maghrébins et subsahariens pendant le protectorat.

Sur les hauts plateaux à 900 mètres d’altitude, au sud d’Oujda, se trouve Aïn Béni Mathar, autrefois connu sous le nom de Berguent (Ou Berguem, comme l’appellent les locaux). Ce lieu doit une part de son histoire au Capitaine Louis Berguent, un officier des Affaires indigènes françaises, envoyé en 1904 pour pacifier cette région. Il y établit un poste militaire qui devint rapidement un point de contrôle de l’ancienne route caravanière reliant Oujda à Figuig. À l’époque, Berguent constituait une halte vitale pour les caravanes sillonnant les vastes étendues des hauts plateaux. Les nomades des Beni Mathar s’y rassemblaient autour de la source qui allait, plus tard, donner son nom à la ville: Aïn Béni Mathar.

Après cette journée de visite guidée avec Badreddine, j’étais partagée entre la joie d’avoir redécouvert ma ville et une certaine frustration. Frustration de voir qu’Oujda, malgré tous ses atouts, reste si peu connue des voyageurs internationaux et même de ses enfants, dont je fais partie.

Cette ville du Maroc ne fait pratiquement aucune promotion touristique et manque cruellement de liaisons aériennes régulières avec les grandes destinations touristiques, comme Marrakech ou Agadir. Ces connexions permettraient pourtant d’intégrer naturellement Oujda dans les circuits, offrant aux visiteurs une facette différente et préservée du Maroc.

Pour terminer, force est de constater que le potentiel touristique de la ville reste largement sous-exploité. Oujda a la capacité d’accueillir de nombreux hôtels de charme dans la médina, à l’image de ce qui s’est fait à Fès ou à Marrakech. Il y a tant de maisons en très bon état qui ne demandent qu’à être rénovées pour accueillir les touristes dans de beaux riads, des lieux qui permettraient aux voyageurs de s’imprégner de l’atmosphère d’Oujda, plutôt que de se contenter des complexes touristiques de Saïdia. Sans oublier le potentiel des environs qui mériteraient d’être mieux connus!

Tous mes remerciements à ma mère Houria Slami, à mon oncle Zoheir Slami, à mon ami Badreddine Filali Baba, à Monsieur Oumnih et Monsieur Seddik de la Wilaya d’Oujda qui n’ont épargné aucun effort pour faciliter la visite (dernière minute!) de plusieurs des attraits cités dans cet article, ainsi que pour Narimane Bekkaoui et sa troupe pour le magnifique concert à Dar Al Gharnatia.

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